Les passants des grandes villes

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En ces mois noirs de l’hiver, croiser le regard des passants dans les rues de grandes villes peut susciter des pensées sur le sens de la vie… Tant d’apathie, tant de stress…

John Cowper Powys s’interrogeait déjà en 1930, autre période de crise, sur la signification de l’expression de ces regards.

A lire sur la page des Powys.

Illustration : Munch, « Soirée sur l’avenue Karl Johan » (1892)

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John Cowper Powys, à propos de la religion

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L’aventure de la pensée Powysienne, riche et plurielle car sceptique, préférant aux dogmatiques discours de Vérité les infinies variations de la « raison imaginative », propose assez souvent sur les chemins de la vie des manières audacieuses d’appréhender le monde et notre univers culturel. Ainsi John Cowper Powys, traversant à grands pas légers le champ complexe du religieux, porte-t-il un regard original sur la religion, un regard dont nous ferions bien de nous inspirer en ces temps postmodernes d’intolérance, de radicalisation et de folie où s’imposent, baignées dans l’inculture, les idées les plus courtes.

Et si nous reprenions un peu de distance ? Si nous procédions, à la manière de Powys, à une sorte de de découvrement du religieux pour, en un retrait éclairant, ramener au jour sa dimension esthétique et, dans le même temps, car nous ne la voyons plus, en souligner toute l’importance ? Les hommes, nous dit John Cowper Powys, n’ont pas besoin de théologie mais de mythologie. Que les « prêcheurs étroits d’esprit », d’où qu’ils viennent, se le disent, mais aussi tous ceux qui pensent faire de la technique et de l’économie le seul destin de l’homme.

Apprenons à cultiver comme Powys des pensées toniques plutôt que toxiques, et versons pour cela un peu de scepticisme dans les allées de nos certitudes. Nous y retrouverons et le chemin de l’esthétique et celui de l’éthique qui le croise… Nous y reviendrons.

Voici quelques extraits de ce petit livre dans lequel John Cowper Powys, après avoir renvoyé dos à dos les Fondamentalistes et les Modernistes qui désespèrent du manque de rationalité de la foi, nous invite à considérer « la profonde beauté imaginative de la religion ».

A lire dans la rubrique des Powys, sans toutefois, bien entendu, oublier ses propres lunettes sceptiques…