Dès la jeunesse, avoir la force de l’âge mûr. Dans la vieillesse garder l’élan de la jeunesse.

Qu’apporte la vieillesse dans la vie d’un homme ou d’une femme ? La jeunesse vaut-elle mieux que tout le reste ? Telles sont les questions existentielles posées par la germaniste Geneviève Bianquis à propos des Monologues de Schleiermacher. Une méditation en résonance avec le livre de Pierrick Hamelin, C’était donc ça vieillir ? (Les Perséides, 2018).

Lire dans la rubrique Miscellanées.

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Langage à vendre

En nos temps sombres où l’opinion éclipse la vérité, où la Doxa prend le pas sur l’Alèthéia, Pierrick Hamelin nous invite à méditer sur la fonction du langage…

« Langage à vendre », un texte à découvrir dans la rubrique Le possible des mots.

 

Pour le nouvel an

Nietzsche et sa mère

Pour le nouvel an. – Je vis encore, je pense encore : il faut encore que je vive, car il faut encore que je pense. Sum, ergo cogito : cogito, ergo sum. Puisque chacun aujourd’hui  se permet d’exprimer son vœu et sa pensée la plus chère, je vais moi aussi dire ce que je souhaite de moi-même et quelle est la pensée, cette année, la première dans mon cœur– quelle est la pensée qui devra être dorénavant  pour moi la raison, la garantie et la douceur de vivre ! Je veux apprendre toujours davantage à considérer comme la beauté ce qu’il y a de nécessaire dans les choses : c’est ainsi que je serai de ceux qui rendent belles les choses.

Amor fati : que cela soit dorénavant mon amour ! Je ne veux pas entrer en guerre contre la laideur. Je ne veux pas accuser, je ne veux pas même accuser les accusateurs. Que détourner le regard soit ma seule négation ! Et, somme toute, en un mot : je veux désormais n’être rien d’autre que quelqu’un qui dit oui !

Friedrich Nietzsche

Le Gai Savoir (§276, Livre IV)

Œuvres, éditions Robert Laffont, 1993 (traduction de Peter Pütz)

Illustration : Nietzsche et sa mère, par Louis Held (Weimar, sans date)