Lettre de Kaliningrad

Kant
Pierrick Hamelin, au retour des Pays Baltes, s’est arrêté à Kaliningrad pour rendre visite à son ami Kant, lequel l’a invité à déjeuner…
Texte à lire sur la page des Miscellanées.
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Mai 68 à l’épicerie

Pierrick Hamelin, qui avait douze ans en Mai 68, raconte, avec humour, la façon dont il a vécu les événements, à partir de ce formidable poste d’observation que fut l’épicerie de ses parents, à Rezé, tout près de l’usine Sud-Aviation alors occupée…

A lire sur la page des Miscellanées.

Pessoa et l’inachevé…

Avant mon départ, j’avais parcouru le Livre de l’intranquillité de  Fernando Pessoa.  J’aimais l’idée qu’il s’agisse de fragments d’une œuvre en gestation, et non d’un texte abouti, publié et célébré de son vivant. J’aimais retrouver cette part d’arbitraire appartenant aux œuvres fragmentaires et inachevées, proche en cela de la vie de tout un chacun. Parcourant le livre de Pessoa, j’étais tombé sous le charme de cette suite de pensées et de sensations, cette alternance de contemplation et d’angoisse, cette oscillation entre le possible et l’impossible, le rêve et la réalité, la conscience et l’inconscience,  l’ici et le lointain… Et surtout, j’avais été interpellé par l’extrême sensibilité de Pessoa, par la capacité de cet homme à la vie simple et somme toute  banale, à extraire de son taedium vitae une véritable vision poétique et philosophique du monde. [1]

J’ai pensé qu’il serait intéressant de mettre en regard cet extrait du livre de Goulven Le Brech, Echappées océanes, avec ce que Pessoa écrit dans Le Livre de l’intranquillité, ce chef-d’œuvre de la littérature du XXe siècle, dont l’une des forces – dans l’incessante confrontation que l’auteur conduit avec lui-même, avec sa propre altérité – réside dans cet inachevé qui est le propre de l’écriture, laquelle porte toujours  en elle un impossible, n’arrive pas à tout dire, ne dit jamais totalement ce que  l’écrivain croyait pouvoir dire ni ne recouvre entièrement ce que ses mots désignent… C’est cet inachevé qui anime et reconduit le désir de l’écrivain d’un texte à un autre, quand bien même il se prend, parfois, à espérer la réalisation d’une œuvre pleinement achevée. Mais l’art, qui ressemble à la vie, est « chose imparfaite »…

Considérant parfois la production abondante, ou du moins les écrits, achevés et d’une certaine ampleur, de tant de gens que je connais ou dont  j’ai entendu parler, j’éprouve une envie incertaine, une admiration dédaigneuse, un mélange incohérent de sentiments mêlés. Réaliser une chose quelconque et l’achever, la mener à bien (qu’elle soit bonne ou mauvaise par ailleurs – et si elle n’est jamais tout à fait bonne, la plupart du temps elle n’est pas non plus entièrement mauvaise), oui, réaliser quelque chose d’achevé m’inspire,  peut-être, bien plus de l’envie que tout autre sentiment. C’est comme un enfant : cette chose est imparfaite, comme l’est tout être humain, mais elle est nôtre, comme le sont nos enfants. Et moi, dont l’esprit critique, tourné contre moi-même, ne me laisse voir que mes manques et mes défauts, moi qui n’ose écrire que des morceaux, des passages, des extraits de l’inexistant, moi-même, dans le peu que j’écris, je suis imparfait à mon tour. Mieux vaudrait, par conséquent, ou bien l’œuvre achevée, même mauvaise, car ce serait en tout cas une œuvre ; ou bien l’absence de toute parole, le silence total de l’âme qui se reconnaît incapable d’agir. [2]

Pierrick Hamelin

[1] Goulven Le Brech, Échappées océanes, Éditions du Petit Pavé, p. 57.

[2] Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité, Christian Bourgeois éditeur, troisième édition, p.120.

Vient de paraître : « Échappées océanes » de Goulven Le Brech

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Dans la continuité de ce blog vient de paraître aux éditions du Petit Pavé le nouveau livre de Goulven Le Brech, Échappées océanes. Il s’agit de six récits illustrés, suivis d’une méditation sur le métier d’archiviste, « Les voyages de l’archiviste ».

Présentation de l’éditeur :

Partir quelques jours, pour de grandes ou de petites échappées, au bord de la mer. Le temps d’un weekend, retrouver les sensations vivifiantes et les visions oniriques de la côte bretonne. Dans les rues de Lisbonne, se frotter aux douloureuses épines de la saudade. Sur la côte du Dorset, éprouver la mélancolie d’une pluie cinglant les fenêtres d’une maison solitaire. Dans la proche campagne d’Amsterdam, rêver, en contemplant une mer couleur de lessive. Entre San Francisco et Big Sur, rechercher l’âme d’un écrivain, errant dans la brume de mer… S’imprégner de l’atmosphère des lieux, des sentiments et sensations qu’ils éveillent en nous.

Goulven Le Brech nous invite à cheminer à ses côtés sur les pas d’écrivains connus et méconnus : Jean Grenier, Albert Camus, Fernando Pessoa, Llewelyn Powys, Nescio, Kenneth Rexroth, Robinson Jeffers et Jack Kerouac.

180 pages

18 euros

ISBN : 978-8-84712-558-0

Site des éditions du Petit Pavé :

http://www.petitpave.fr/petit-pave-echappees-oceanes-710.html

Nouveau livre de Pierrick Hamelin : « C’était donc ça, vieillir… »

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Souvenirs, anecdotes et réflexions libres, composent, entre humour et gravité, les textes de ce recueil qui a pour thème nos interrogations sur le vieillissement. L’auteur a imaginé une sorte de kaléidoscope dans lequel ses écrits, semblables à des images, se complètent, se superposent ou s’opposent, pour ne jamais rien dire de définitif sur le sujet. Il n’en laisse pas moins entrevoir ce que pourrait être une philosophie de la vie attentive à l’art de vieillir.

Aux éditions Les Perséides, Pierrick Hamelin a déjà publié trois romans et plusieurs essais, notamment Promenades philosophiques (2010) et Monologue de la Passion amoureuse (2015). Il vit à Nantes.

Références sur le site de l’éditeur, les Perséides.

 

Oblivion n°1

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Bonne année 2017 !

Nous sommes fiers d’annoncer la parution du premier numéro de notre nouvelle revue littéraire et philosophique Oblivion.

Cette nouvelle revue a été conçue dans la continuité du blog « Entre les vagues ».

Revue annuelle, elle sera consacrée à des lieux et atmosphères ayant suscité des écritures contemplatives, de prose ou de poésie.

Le premier numéro d’Oblivion est consacré au thème de la brume de mer.

Agrémenté des photographies en couleur, il propose des textes de Denis Grozdanovitch, Pierrick Hamelin, Geneviève Bianquis, Robinson Jeffers, John Cowper Powys, Jules Michelet et quelques autres.

Oblivion est édité par l’association des amis Jules Lequier.

Tous les renseignements sur la revue (prix, commande, abonnement) se trouvent sur son site Internet :

https://.revueoblivionwordpress.com