Journées d’été 2017…

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De retour d’un séjour dans le Dorset sur les traces de John Cowper Powys, Pierrick Hamelin nous confie ses impressions et réflexions…

A lire sur la page des Powys.

 

 

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Llewelyn Powys chez le Lorgnon mélancolique

LPowys

Notre confrère et ami Patrick Corneau, auteur du blog « Le lorgnon mélancolique », a publié un article sur la récente traduction de Llewelyn Powys par Patrick Reumaux, Que les noix brunissent (Éditions Klincksieck, coll. De natura rerum, 2017).

Article à lire ici : http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/2017/06/30/que-les-noix-brunissent/

Ce livre est un recueil de textes du cadet de la fratrie Powys, qui ont tous pour sujet la nature du Dorset, ses paysages, sa végétation, sa faune, sa flore… Des lieux bucoliques que les tenanciers du présent blog ont eu l’occasion de fréquenter et d’apprécier à plusieurs reprises. Cette traduction de Llewelyn Powys est agrémentée de très belles illustrations de la main de Bernard Duhem.

Spécialiste de Jean Grenier, Patrick Corneau est l’auteur d’articles et d’essais en littérature, esthétique et critique d’art pour des revues françaises (ConférenceEurope, Sigila, etc.) et brésiliennes. Il a publié deux livres aux Éditions Orizons, dans la collection « Littératures » : Iles sans océans (2010) et Vies épinglées (2015).

Hippolyte Taine vu par Roger Martin du Gard

Taine

Nous inaugurons une nouvelle rubrique intitulée « Vu par… ». Il s’agira de présenter des extraits d’auteurs ayant dépeint d’autres auteurs, sous la forme de textes courts. Nous présenterons des portraits d’hommes de lettres et philosophes du 19ème siècle principalement. Nous commençons cette série avec Hippolyte Taine vu par Roger Martin du Gard.

Parmi les grandes figures intellectuelles du 19ème siècle en France, Hippolyte Taine (1828-1893) occupe une place de première importance. Historien consacré de son vivant par sa grande somme Les origines de la France contemporaine (6 volumes, 1875-1893), Taine fut aussi un écrivain et un philosophe fécond. Son œuvre est de ce fait multiple et protéiforme : récits de voyages (Voyages aux Pyrénées, Voyage en Italie, Notes sur l’Angleterre), essais philosophiques et esthétiques (Les philosophes français du 19ème siècle, Philosophie de l’art, De l’intelligence), essais littéraires (La Fontaine et ses fables, Essai sur Tite-Live, Notes sur Paris, Vie et opinions de M. Frédéric-Thomas Graindorge), ouvrages historiques (Essais de critique et d’Histoire, Histoire de la littérature anglaise, Les origines de la France contemporaine).

La postérité a surtout retenu de Taine sa fameuse « méthode » qu’il élabora pour aborder ses sujets de prédilections en histoire, en philosophie ou en littérature. Cette méthode distingue trois grands principes d’analyse : la race, le milieu et le moment. Cette méthode de Taine, inspirée par l’esprit déterministe alors omniprésent dans les sciences de la nature, lui a valu d’être considéré comme un grand représentant du courant positiviste, dans la lignée de Comte et de Renan. Or, comme le souligne le spécialiste de Taine Jean-Paul Cointet, « Taine a toujours récusé la moindre doctrine pour mettre en avant une simple méthode[1] ». Professeur et chercheur infatigable, Taine a placé au centre de ses préoccupations la complexité psychologique. Une psychologie à la fois individuelle et collective, historique et géographique, que l’on serait tenté d’appeler, dans des termes contemporains, une anthropologie. Ce qui intéresse Taine c’est bien l’âme humaine dans sa diversité, dans le temps et dans l’espace. Il n’est pas question pour lui de réduire l’homme à des concepts figés, mais bien de le saisir sa vivante complexité[2].

S’il est toujours intéressant de connaître l’homme qui se cache derrière l’œuvre, le texte de Roger Martin du Gard sur Hippolyte Taine – inédit jusqu’alors – présente Taine tel qu’il a été vu et entendu, observé avec attention par un jeune écrivain évoluant dans les milieux intellectuels et bourgeois parisiens au 19ème siècle. Ce texte, qui constitue un fragment du manuscrit de la grande œuvre inachevée de Martin du Gard, Le lieutenant-colonel de Maumort[3], n’a pas été retenu pour sa publication posthume. Le fragment que nous publions ci-après provient du Fonds Roger Martin du Gard de la Bibliothèque nationale de France[4]. Roman-document à caractère autobiographique, Le lieutenant-colonel de Maumort dresse le portrait de grands intellectuels du 19ème siècle – philosophes, érudits, écrivains – que Martin du Gard a lui-même fréquentés. Ces personnages sont Ernest Renan et son ami Marcellin Berthelot, le fondateur et premier directeur de l’Ecole libre des sciences politiques Emile Boutmy, l’historien Albert Sorel, le poète Leconte de Lisle, le critique littéraire Ferdinand Brunetière… Ces portraits trouvent leur place dans la description du salon littéraire du dimanche, tenu par l’oncle du narrateur, Eric Chambost-Lévadé (2ème partie, chapitre IX du Lieutenant-colonel de Maumort).

Toute publication posthume d’une œuvre inachevée nécessite d’opérer des choix. Concernant Hippolyte Taine, l’éditeur a sélectionné dans les différents états du manuscrit une description moins admirative et davantage critique que le portrait que nous publions ici, dévoilant un personnage dont la modestie et l’humilité n’ont d’égale que la puissance et la sincérité de l’esprit.

Texte à lire dans la rubrique « Vu par… ».

[1] Jean-Paul Cointet, Hippolyte Taine, Un regard sur la France, Perrin, 2012, p. 148.

[2] « La « race », combinant des données physiologiques, ethnologiques, nationales et linguistiques, ne permet pas – et pour cause – de déterminer un critère suffisamment assuré pour fixer un type humain ou un profil d’écrivain dans un pays donné. Taine ne l’a-t-il pas reconnu lui-même quand il indique que le peuple romain est issu d’une fusion de peuples très divers ? Le « milieu » renvoie à des données tout aussi hétérogènes intégrant tant le climat que les données psychologiques. Le « moment » enfin évoque un état moral de l’époque, bien flou, et qui élimine notamment l’ensemble des données matérielles ». Ibid., p. 195.

[3] Roger Martin du Gard, Le lieutenant-colonel de Maumort, roman, édition établie par André Daspre, Gallimard, 2008.

[4] Fonds Roger Martin du Gard (BNF). Fol 225-234, dossier intitulé « 3. Habitués du dimanche. Mr Taine ».

Vers l’Ouest, en compagnie d’André Suarès

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André Suarès est un écrivain né en 1868, à Marseille. Il fut à partir de 1912, avec Gide, Valery et Claudel, l’animateur de la Nouvelle revue Française. Il est l’auteur, entre autres, d’un livre célèbre : le Voyage du Condottière. En 1886 (ou 1887) il séjourne en Bretagne, principalement dans le Finistère-Sud, dans les environs de Bénodet. Sa passion pour la Bretagne se lit dès les premières pages du livre qui lui consacra : Le Livre de l’Emeraude. D’aucuns feront, à juste titre, un parallèle entre les courts textes qui composent ce livre et l’art de l’estampe japonaise, l’Ukiyo-e, terme signifiant «  image du monde flottant ». On y croise dans son livre non pas des courtisanes, des lutteurs de Sumo ou des créatures fantastiques mais la vieille Madeleine Bihan à la sortie de l’église, avec la vieille Koadër, sa commère, le petit Lawick ou le petit Yvon couché dans son cercueil, des marmots, des marins et des paysans, des filles « qui font plus de bruit que les gars », et des vieux sur le quai, assis sur un banc, regardant la mer pendant des jours entiers – « Et jusqu’à ce que la nuit ou la brume soit répandue partout, enveloppant la mer, les Vieux ont les yeux sur elle, et regarde le large, où ils ne vont plus ».

Un petit extrait à lire dans la rubrique Penseurs et poètes en Bretagne.

Oblivion n°1

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Bonne année 2017 !

Nous sommes fiers d’annoncer la parution du premier numéro de notre nouvelle revue littéraire et philosophique Oblivion.

Cette nouvelle revue a été conçue dans la continuité du blog « Entre les vagues ».

Revue annuelle, elle sera consacrée à des lieux et atmosphères ayant suscité des écritures contemplatives, de prose ou de poésie.

Le premier numéro d’Oblivion est consacré au thème de la brume de mer.

Agrémenté des photographies en couleur, il propose des textes de Denis Grozdanovitch, Pierrick Hamelin, Geneviève Bianquis, Robinson Jeffers, John Cowper Powys, Jules Michelet et quelques autres.

Oblivion est édité par l’association des amis Jules Lequier.

Tous les renseignements sur la revue (prix, commande, abonnement) se trouvent sur son site Internet :

https://.revueoblivionwordpress.com

 

 

Fin de parcours

« Tantôt, disait Montaigne, c’est le corps qui capitule le premier devant la vieillesse, tantôt c’est l’âme »… Parfois, ce sont les deux, le corps et l’esprit qui en un même mouvement se laissent emporter vers l’inéluctable. Jean Jo  Floc’h se penche sur quelques instants, les derniers, ceux avant la chute, une fois pour toutes.

A lire sur la page des Miscellanées.